Trois minutes, un condensé d’Abibac…

Trois minutes, c’est quoi ? Le temps de cuisson d’un œuf à la coque ? La durée recommandée de brossage des dents ? … Oui mais c’est aussi la durée de la vidéo Raconte ton Abibac ! Pour les 25 ans de la section Abibac, Réseau Abibac a organisé un concours : raconter son Abibac dans une vidéo de trois minutes. Nous y avons participé, voici ce que nous en avons retenu…

La genèse d’un projet

Jeudi 2 octobre 2019, dix-sept heures, vingt-deux élèves de Première Abibac du Lycée Pape Clément de Pessac, sont mentalement prêts à une heure d’histoire-géographie en allemand. Cependant, lorsque leur professeure prend la parole, ce n’est pas pour parler de l’Industrialisierung. C’est pour leur proposer de participer au projet “Raconte ton Abibac”, un  projet qui consiste à promouvoir cette section auprès des collégiens, que ce soit en France ou en Allemagne. En cette heure tardive du jeudi après-midi, les élèves relèvent la tête de leur cahier, gagnés par un soudain regain d’énergie. Pour prendre part au concours, il faut réaliser une vidéo de trois minutes pour raconter son expérience au sein de la section.

Ces élèves, c’est nous. Et ce qui nous décide à concourir, c’est la perspective de vivre une expérience supplémentaire, de s’amuser tout en coopérant, et c’est surtout l’envie de faire connaître Abibac, une section qui nous tient à cœur.

Le problème avec un projet, c’est qu’à un moment il faut s’y mettre. Il faut d’abord déterminer la structure de la vidéo. Plein d’idées proposées, beaucoup rejetées : témoignages, reportages, stop-motion avec des Lego… Après plusieurs heures de réflexion intense, nous optons pour une forme dynamique en trois parties. Parmi les difficultés rencontrées pendant la conception de la vidéo : le manque de concentration, légendaire ! la concision, 3 minutes c’est court ! Enfin le respect des délais, le cauchemar des lycéens en tout genre !

Après avoir miraculeusement réussi à nous organiser, nous passons au tournage, étape tout aussi mobilisatrice.

Moteurs et action avec Lina !


Un tournage éprouvant
 

Le travail est réparti en trois groupes : les « prises de vues réelles », le stop-motion et les témoignages.

Pour les « prises de vues réelles », la complexité de la chose réside dans la manière de faire passer notre message. Nous essayons de filmer dans le hall du lycée plusieurs mises en scène… avant de trouver LA bonne. Le temps presse : il nous reste une heure pour finir le tournage. Fous rires, problèmes techniques, regards lourds de sens des autres élèves… des obstacles… que nous avons surmontés. Notre rythme de travail, nous le trouvons : la machine court ! Attention à ne pas déranger les équipes voisines qui se filment aussi ! Echec de la mission (dix prises pour ouvrir une porte !)…

Eh oui, pendant ce temps-là, l’équipe Témoignages essaie de travailler. Les témoignages nous semblent être un élément essentiel de la promotion de la section : quoi de mieux que son propre ressenti pour expliquer aux collégiens ce que c’est vraiment que l’Abibac ! Alors travailler avec sérieux et efficacité, bon, ce n’est pas gagné…. Entre oublis de texte, langues qui fourchent et entrées imprévues de Clément, notre acteur… la réussite de l’entreprise est presque inespérée ! Heureusement le fameux « Entschuldigung für das Verspätung » est là pour nous remonter le moral et nous encourager, motivation nous menant au bout du tournage !

Le fameux “Das Verspätung”

Le stop-motion, quant à lui, est assuré par une équipe d’artistes engagées. Puis le montage commence. La périlleuse mission ? Atteindre le Graal des trois minutes maximum. Ultime vérification de rigueur, nous envoyons le film à Mme Demagny. Catastrophe ! Le cours des choses change : « Attention, sur le stop-motion, c’est ArbeitSweise… il manque le S ». Problème : ce sont les vacances et les papiers utilisés sont… portés disparus. C’est une monteuse très motivée, qui, image par image, ajoute numériquement le traître S. Un travail digne des plus grands studios. Deux heures plus tard, la gaffe est rectifiée. Ouf ! Les plus observateurs remarqueront que sur la dernière image (le papier y est plié), le Arbeitweise (sans S) est resté… Sacrés mots composés ! Après retouches et ajouts de logos par l’équipe de montage, le film, que nous connaissons par cœur, est envoyé pour concourir. Nous attendons les résultats avec une angoisse nous empêchant de dormir, manger et même travailler (vous vous doutez bien que personne n’a accepté notre excuse)…

Une belle expérience

« Raconte ton Abibac », ou plutôt « Racontons notre Abibac », chacun à notre manière mais vivant tous cette même expérience. Une nouvelle fois l’occasion de tous nous réunir autour d’un projet, ce qui incarne sans nul doute l’esprit de cette section. L’Abitur nous paraît encore aujourd’hui bien loin… Si nouveau projet rime souvent avec encore un peu plus de travail, “Raconte ton Abibac” a surtout été pour nous une belle parenthèse d’un mois hors du cadre scolaire, un bol d’air parfois salvateur entre les œuvres de Dürrenmatt et l’industrialisation du XIX° siècle. Cette vidéo partage notre expérience collective de l’Abibac avec ses clichés, ses vérités et ses fautes d’orthographe… en bref, notre quotidien.

 

Remise du prix en présence de MM. de Glowczewski et Lapalus

C’est également une façon de fixer et de réunir tout ce que nous pensons, partageons, vivons en Abibac. Les paroles s’envolent, les… vidéos restent ? Nous espérons que ce projet fasse une promotion, d’élèves à élèves sur l’Abibac, fidèle à ce que nous vivons. Cette expérience nous a rassemblé entre organisation, tournage, visionnage, et même remise d’un prix. Énième victime collatérale du Coronavirus, nos places de concert se sont elles aussi confinées…

Merci à tous les organisateurs et à Mme Demagny pour son aide précieuse ! Le visionnage de cette promotion de l’Abibac, destinée à éveiller l’intérêt et la motivation des futurs lycéens, a des effets cathartiques sur nous, toujours bienvenus quand énergie et motivation s’essoufflent !

Abel Couaillier

Lucie Gautier-Ménès

Anaïs Marty

Aurélia Pinon

Thalia Pradeau

Romain Teissandier

 

 

 

 

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